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21 avril 2026 · 6 min de lecture

Commencer le process mining sans équipe data

Pas de data engineer, pas d'entrepôt, un ERP et deux tableurs. C'est la situation de la plupart des PME industrielles, et ce n'est pas un obstacle à la première analyse.

Le process mining traîne une réputation de projet lourd, héritée des grands déploiements où l'on construit un entrepôt avant de regarder quoi que ce soit. Sur un périmètre de PME, la première analyse utile demande une requête et un après-midi.

Choisir un processus, pas l'entreprise

Le premier périmètre doit tenir en une phrase : de la commande client à l'expédition, de la demande d'achat à la réception, du signalement qualité à la clôture. Un processus qu'une seule personne peut décrire de mémoire, et dont quelqu'un se plaint déjà. Vouloir cartographier l'entreprise entière est la façon la plus sûre de ne rien livrer.

Les prérequis réels

  • Un accès en lecture à la base de l'ERP, ou un export régulier si l'éditeur ne l'ouvre pas.
  • Quelqu'un côté métier capable de dire ce que signifie un statut. C'est le seul rôle indispensable.
  • Douze mois d'historique, pour que la saisonnalité ne se lise pas comme une dérive.

Ce qui prend du temps, et ce qui n'en prend pas

L'extraction et le calcul ne sont pas le sujet : c'est mécanique. Ce qui prend du temps, c'est le vocabulaire : décider que « en attente » et « suspendu » sont la même chose, ou qu'ils ne le sont pas. Cette discussion-là ne se délègue pas à un outil, et c'est souvent elle qui produit la première prise de conscience.

Compter une semaine entre le premier accès et la première carte lisible. Le reste (comparer à la procédure écrite, chiffrer les écarts, automatiser une étape) vient après, et seulement si la première carte a montré quelque chose.

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