Pourquoi votre taux de conformité affiche toujours 100 %
Un contrôle de conformité qui rejoue le journal contre un modèle découvert depuis ce même journal ne peut rien trouver. C'est un piège classique du process mining, et il est facile à repérer.
Le contrôle de conformité compare ce qui s'est passé à ce qui aurait dû se passer. Encore faut-il que les deux termes viennent de sources différentes. Quand l'outil découvre le modèle depuis le journal d'événements, puis rejoue ce même journal contre ce modèle, il vérifie que les données ressemblent aux données. Le résultat est connu d'avance.
Ce que mesure vraiment un modèle découvert
Un algorithme de découverte produit un modèle qui accepte les comportements observés : c'est son rôle. Le rejeu ne peut alors signaler que les cas exclus par les seuils de simplification, autrement dit du bruit statistique, pas des écarts métier.
Ce qu'il faut à la place
Un modèle normatif : la procédure telle qu'elle est écrite, importée depuis un BPMN, une norme qualité ou un référentiel interne. C'est la seule référence contre laquelle un écart signifie quelque chose.
- Le modèle vient d'ailleurs que du journal.
- Il décrit l'intention, pas l'observation.
- Ses écarts se lisent en termes métier : étape sautée, ordre inversé, boucle de reprise.
Le correctif n'est donc pas un ajustement de seuil, c'est un changement de source. Tant que la référence sort du journal, aucun réglage ne rendra le résultat exploitable.