Trois colonnes suffisent pour commencer le process mining
Identifiant de cas, activité, horodatage. Tout le reste est du confort. Ce que ce contrat minimal permet, et ce qu'il coûte de ne pas le respecter.
Un journal d'événements exploitable tient en trois colonnes : de quel dossier on parle, ce qui lui est arrivé, et quand. À partir de là, un moteur reconstruit les chemins réels, mesure les attentes et repère les reprises.
Le contrat
- case_id : ce qui suit le dossier de bout en bout : un numéro de commande, pas un numéro de ligne.
- activity : le nom de l'étape, stable dans le temps.
- timestamp : l'instant de l'étape, avec son fuseau.
Les pièges du case_id
Le choix de l'identifiant décide de ce que l'analyse peut voir. Pris au niveau de la ligne de commande, il découpe un dossier en autant de cas qu'il a d'articles, et les délais mesurés perdent leur sens. Pris trop haut, au niveau du client, il agrège des dossiers sans rapport.
La bonne granularité est celle à laquelle le métier parle du dossier. Si l'ADV dit « la commande 4412 », c'est la commande qui porte le cas.