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9 juillet 2026 · 7 min de lecture

Task mining et RGPD : ce qu'on mesure, ce qu'on ne mesure pas

Observer le travail sur les postes sans enregistrer ce qui est tapé. La distinction n'est pas cosmétique : elle décide de la recevabilité du dispositif.

Le task mining observe l'activité sur les postes pour repérer les gestes répétés qu'aucun système ne trace : les allers-retours entre deux applications, les recopies, les attentes. La question qui vient toujours en premier, et à raison, est celle de la surveillance.

La ligne à ne pas franchir

Compter les frappes n'est pas enregistrer les frappes. Un compteur dit qu'il y a eu quarante saisies dans une fenêtre ; il ne dit ni lesquelles, ni leur contenu. La différence est celle entre une métadonnée et une capture.

  • Ce qui est collecté : l'application active, la durée, des compteurs d'interaction agrégés.
  • Ce qui ne l'est pas : le contenu saisi, les touches, le presse-papiers, les captures d'écran.

Ce que ça change à l'usage

L'analyse porte sur des motifs, pas sur des personnes : une séquence qui revient trente fois par jour chez huit opérateurs différents désigne un défaut d'outillage, pas un salarié. C'est aussi ce qui rend le résultat utilisable : personne ne coopère avec un dispositif qui le note.

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